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Les expositions qu’on peut s’épargner début 2018

Entre le stage et la fac, je suis très en retard dans mes visites – et plus encore dans les comptes-rendus qui vont avec. Les expositions de la saison automne-hiver se terminent bientôt : plus le temps de niaiser ! Entre blockbusters et vraies pépites, faisons le tri ensemble entre ce qui mérite d’être vu et ce dont on peut se passer.

“La folie en tête” à la maison Victor Hugo jusqu’au 18 mars

Je ne me suis pas passionnée pour cette exposition – un peu prétexte car son lien est ténu avec Victor Hugo. Son sujet est intéressant pourtant : elle traite de la genèse de l’art brut, des premières collections “d’art des fous” rassemblées par des psychiatres européens à la fin du XIXe siècle.

Chaque collection, chaque médecin fait l’objet d’une présentation. Ce qui m’a manqué – et qui constitue tout ce que j’apprécie dans l’art brut – c’est un accès au raisonnement de la personne internée. Faute de savoir ce que cette personne a voulu conjurer ou représenter avec ces dessins et assemblages, on reste démuni face à cette production.

Les informations pratiques.

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“René Goscinny, au-delà du rire” au MAHJ jusqu’au 4 mars

De toutes les expositions vues cet hiver, c’est la seule que j’ai trouvée ratée. Le premier cartel nous l’apprend : Goscinny n’a pas été élevé dans le judaïsme et ne s’est jamais préoccupé de cette religion. Et ce constat semble peser au MAHJ, qui passe un bon tiers du parcours à nous prouver cette ascendance et les deux autres à nous raconter la vie de René Goscinny.

Étant donné les documents présentés – des planches de BD, principalement – et la fatigue que constitue le fait des les déchiffrer debout, je ne comprends pas le choix d’une exposition, un catalogue aurait mieux convenu. Je suis malheureuse de le dire mais cette expo est à éviter. Je me suis passionnée en revanche pour son pendant, l’exposition “Goscinny et le cinéma” à la cinémathèque française.

Les informations pratiques.

“Degas danse dessin” au musée d’Orsay jusqu’au 25 février

Voilà une exposition à laquelle je ne m’attendais pas ! Traitez-moi d’ignorante mais il faut savoir qu’elle tient son titre d’un livre du même nom, de Paul Valéry.

Technique dans les objets exposés – de nombreuses études et esquisses -, elle l’est bien moins dans son propos principalement constitué de citations, à la manière de l’exposition “Sade. Attaquer le soleil”. Ce système de citations autorise en outre un parcours décousu où l’on passe, sans transition, de la danse au cheval et de section en section – contenant chacune plus ou moins d’œuvres de Degas.

En fin de compte, j’ai été surprise de voir une exposition de ce type à Orsay, qui mobilise beaucoup de culture extérieure et qui présente des objets et des œuvres pas toujours faciles à appréhender. Au Louvre, bien sûr, on y est habitués mais à Orsay, avec un titre aussi vaste et presque racoleur, je pensais trouver quelque chose de plus accessible et moins austère. Sachant cela, l’exposition n’est pas désagréable mais si, comme moi, décidément vous n’accrochez pas, c’est toujours l’occasion de se promener dans les splendides collections permanentes.

Les informations pratiques.

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