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Thomas Pinsard, ébéniste

Thomas Pinsard met le prototypage par imprimante 3D au service de l’ébénisterie. Découvrez le portrait de ce jeune diplômé, plein d’ambition et de projets.

Tout commence avec une table…

Aussi loin qu’il s’en souvienne, Thomas Pinsard a toujours bricolé : seul ou avec son père et, peu à peu, le bois se transforme en passion. Il obtient un CAP ébénisterie avant d’intégrer l’école Boulle – dont il sort diplômé en 2013.  Plus récemment, il a étudié le design à l’école des Beaux-Arts de Rennes ; on en reparle plus bas…

Pour son projet de DMA 2, Thomas ancre son meuble dans la vie quotidienne, dans le salon plus précisément.
Vos invités arrivent dans 5 minutes et la tables du salon est mal rangée ? Des magazines, des jouets, mille objets traînent tout autours et jonchent le sol ?
Il n’y a qu’à manipuler les blocs et des rangements se dévoilent. L’ingénieux système de rotation met au jour tout un travail de contraste entre les essences de bois : le citronnier s’oppose au wenge, bien plus sombre. On refait tourner, le salon est bel et bien rangé.

Pour ce projet de DMA, Thomas Pinsard reçoit en 2014 le premier prix national Avenir des métiers d’art, qui met en lumière des jeunes talents du secteur. Il a depuis fondé son propre atelier où, à la façon d’Aurélie Jouanen, il invente des solutions nouvelles pour l’habitat d’aujourd’hui.

Un atelier tourné vers l’avenir

Dans son atelier, Thomas Pinsard met à profit les nouvelles technologies, en particulier celle du prototypage par imprimante 3D. L’intérêt, pour une artisan indépendant, est incontestable. Cette méthode de prototypage rapide permet de réduire les coûts et les délais. Grâce à un fichier informatique, on obtient une maquette en quelques heures, au lieu de plusieurs jours de travail.

Cependant, cette technique n’est-elle pas contradictoire avec le métier d’ébéniste, et même avec tout le secteur des métiers d’art ? Question légitime mais la réponse est non. Anne Le Corno, du laboratoire Farouche, a été confrontée aux mêmes interrogations face à l’intrusion de la machine dans le processus de création. En vérité, nouvelles technologies et savoir-faire ancestral sont complémentaires. Si le prototypage par imprimante 3D permet de se faire rapidement une idée de la forme d’un objet et de ses défauts, il ne rend pas les effets de textures, ni de matières.

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Toutes les photos sont créditées Thomas Pinsard.

Talent à suivre

Chef d’entreprise, artisan primé… Thomas Pinsard va-t-il se reposer sur ses lauriers ? Tout au contraire, il n’entend pas s’arrêter en si bon chemin. Et pour cause : il vise désormais le dispositif Maître d’art-élève, un programme de formation destiné à préserver les savoir-faire rares et remarquables. Après un appel à candidatures, des binômes sont formés : la formation dure trois ans.

Ce que Thomas veut apprendre grâce à ce dispositif, c’est l’orfèvrerie, découverte au cours de ses études de design. L’objectif : mêler, dans son mobilier, le bois et le métal ainsi que les techniques ornementales propres à chacun de ces matériaux. Mais avant de postuler au dispositif, Thomas doit encore passer un CAP et un BMA en orfèvrerie. Affaire à suivre ! Une chose est sûre : on n’a pas fini d’entendre parler de lui.

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