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Jean-Baptiste Huet, le plaisir de la nature. Enfin une bonne surprise !

Depuis sa réouverture en 2014, je n’ai pas aimé une seule expo du musée Cognacq-Jay. Je les ai trouvées vaines, inintéressantes et particulièrement décevantes. Cependant, j’aime beaucoup la peinture animalière et Huet, découvert au musée Nissim de Camondo. Parmi les peintres du XVIIIème, dont je trouve souvent l’œuvre trop fade et mièvre, il est l’un des rares à trouver grâce à mes yeux. Je ne me rendais donc pas au musée dans les meilleures dispositions possibles et pourtant, je vous en parle ici. Pour cause : enfin une bonne surprise !

Dès la première salle, le ton est donné. Le musée ne craint pas d’exposer l’imposante toile qui valut à Huet d’intégrer l’Académie, Un dogue se jetant sur des oies. Qu’importe si les salles d’exposition sont petites, on a tout le recul nécessaire pour admirer confortablement le tableau. La suite de la visite tient ses promesses. L’accrochage et la mise en lumière sont agréables, le parcours progresse de façon limpide.

Les panneaux de salle rendent très bien compte de la situation paradoxale de Huet. Peintre excellent et talentueux certes mais qui s’est attaché à des sujets peu estimés : la peinture animalière et la pastorale. A l’époque, la hiérarchie des genres est très forte et la peinture d’histoire règne en maître. Sa production pour le roi, peu importante, ne le préserve pas de l’oubli – bien qu’il connaisse le succès chez les collectionneurs.

J’ai apprécié que le discours souligne l’influence de la peinture hollandaise sur l’œuvre de Huet et restitue le genre de la pastorale dans un contexte plus large. J’ai surtout découvert un aspect de son œuvre que j’ignorais totalement : l’utilisation de ses gravures et dessins pour les toiles de Jouy. Ne négligez pas les petits cartels – parfois placés trop bas – qui se rapportent aux tableaux. Bien qu’anecdotiques, ils n’en sont pas moins passionnants et permettent de porter un regard tout nouveau sur les œuvres.

Je n’ai finalement qu’un reproche à adresser à cette exposition : elle est trop courte ! Arrivée à la quatrième salle, je reste sur ma faim, j’en redemande. Le catalogue arrive à point nommé et me fait très envie depuis. A bon entendeur…

Les informations pratiques.

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