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Fragonard amoureux : le coup de cœur muséographique

Je ne suis pas une grande amatrice de peinture française du XVIIIème siècle. Je ne suis pas non plus fan du Musée du Luxembourg. Pourtant, cette visite fut une surprise et un véritable plaisir. En cause : le parcours muséographique.

Une présentation aérée, une ambiance harmonieuse et feutrée, un parcours pas trop long et qui propose un espace de repos à mi-chemin… Soignée jusque dans les moindres détails, la visite est particulièrement agréable. L’éclairage surtout est formidable : quel que soit l’emplacement qu’on adopte par rapport à l’œuvre, pas un seul reflet ! Une qualité rare et précieuse pour une exposition qui risque d’attirer les foules.

Bien sûr, on retrouve les pièces stars tels Les Hasards heureux de l’escarpolette ou Le Verrou, exposé sans faste ni grandiloquence. Ne vous laissez pas éblouir : d’autres tableaux valent de s’y attarder. Mon préféré : Les Curieuses, peinture haute d’à peine une quinzaine de centimètres. Deux jeunes filles, des voyeuses espiègles, écartent de leurs doigts fins un rideau. L’une est plus hardie et tout son visage apparaît dans l’entrebâillement ainsi créé. Le visiteur tombe nez à nez avec elles. Leurs regards fripons l’intègrent aussitôt dans la composition. Ramené à sa position de voyeur, il tombe lui aussi sous le charme du sein rose en bas à gauche du tableau…

Vous la connaissiez, cette position là ?

Seule réserve : le vocabulaire employé dans les panneaux de salle. Soutenu, recherché parfois, il risque de n’être pas accessible à tous les publics. Agaçante également cette obstination à désigner le peintre par le diminutif de « Frago ». Cette familiarité feinte n’a pas de raison d’être.

Pour les informations pratiques, c’est ici !

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