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Les expos à voir avant qu’il ne soit trop tard

Entre le stage et la fac, je suis très en retard dans mes visites – et plus encore dans les comptes-rendus qui vont avec. Les expositions de la saison automne-hiver se terminent bientôt : plus le temps de niaiser ! Entre blockbusters et vraies pépites, faisons le tri ensemble entre ce qui mérite d’être vu et ce dont on peut se passer.

« Goscinny et le cinéma » à la cinémathèque française jusqu’au 4 mars

Autant l’exposition du MAHJ sur Goscinny a été une déception, autant celle-ci s’est révélée une excellente surprise. À la cinémathèque, j’ai le souvenir d’expositions excessivement longues (j’y restais trois heures) avec très peu de cartels. J’étais ravie mais perdue.

Changement d’ambiance avec « Goscinny et le cinéma » que j’ai bouclée en une heure et avec jubilation. C’est la sortie idéale pour enfin devenir incollable sur les références et les clins d’œils dans l’œuvre de Goscinny. Plusieurs dispositifs allient BD, photos et archives de l’INA pour découvrir les célébrités et les films cités dans les aventures d’Astérix, Obélix et Lucky Luke.

Le parcours est parfaitement adapté aux enfants grâce à une scénographie immersive. On peut jouer à la marelle dans l’une des premières salles de l’exposition puis s’asseoir dans la classe du petit Nicolas et remplir son livret-jeu, en libre accès à l’entrée de l’exposition.

Les adultes ne sont pas en reste ! Les panneaux de salle sont plus nombreux qu’à l’accoutumée et toujours très intéressants, en particulier la section consacrée au studio Idéfix et à la façon dont sont réalisés les films. Certainement l’une de mes expositions préférées de la saison ; à ne pas manquer !

Les informations pratiques.

« L’expérience de la couleur » à la Cité de la céramique de Sèvres jusqu’au 2 avril

exposition-paris-2018-sevres-cite-ceramique-exposition-experience-couleur-couleurs-xviii-siecle« L’expérience de la couleur » est tout à fait le type d’exposition dont je n’apprécie pas les objets présentés mais qui me paraît tenir les promesses de son titre.

Son propos est dense ; les cartels nombreux, à ne plus savoir où donner de la tête, mais passionnants. Ce sont eux que j’ai préférés car ils rendent intelligibles des procédés et distinctions techniques. Mention spéciale à celui sur la différence entre petit et grand feux et à cet autre sur les couleurs du XVIIIe siècle. Vous saurez tout sur l’origine et la fabrication du « rose pompadour », du « jaune de Naples » et du « vert Vincennes »…

Le découpage en section est très réussi également et on progresse sans difficulté de la couleur comme lumière au pigment-matière qui permet de l’obtenir ou encore aux questions d’hygiène et d’érotisme qui y sont liées. Avec bonheur, on termine l’exposition dans les collections permanentes, avec deux salles consacrées aux couleurs bleu et rouge. Une véritable immersion !

J’ai été moins convaincue par la scénographie en revanche : les objets paraissent un peu perdus dans les vitrines – impression renforcée par le contraste que constitue cette disposition avec la collection permanente, foisonnante.

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Il ne manque pas quelque chose là ?

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« Être moderne : le MoMA à Paris » à la fondation Louis Vuitton jusqu’au 5 mars

exposition-paris-2018-fondation-louis-vuitton-exposition-moma-etre-moderne-matisseMême constat que pour l’exposition « L’expérience de la couleur » : j’ai certainement passé plus de temps à faire la queue qu’à l’intérieur de la fondation car les œuvres exposées étaient vraiment trop modernes pour moi ! J’ai été tout de même très heureuse d’y retrouver quelques tableaux de Cézanne et Matisse et surtout une belle série de photographies par Brassaï.

Je ne suis jamais allée à New-York mais grâce à la fondation Louis Vuitton, je comprends mieux ce qui fait la spécificité et l’innovation du MoMA. Les cartels et les œuvres choisies mettent en avant ses caractéristiques et la diversité de ses collections. Une belle section est notamment consacrée au cinéma du musée, où l’on peut voir Mickey  martyriser ses compagnons de dessins animés aussi bien que des extraits du Cuirassé Potemkine.

Je ne reviendrai pas sur les problèmes de parcours inhérents au bâtiment de Frank Gehry. S’y repérer est un véritable casse-tête mais à chaque visite, on a au moins le plaisir de maîtriser un peu mieux l’architecture du bâtiment.

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« L’art du pastel de Degas à Redon » au Petit Palais jusqu’au 8 avril

Cette exposition, je l’ai vue il y a longtemps, j’espère donc qu’elle n’a pas « mal vieilli ». Pour être tout à fait franche, mes souvenirs sont un peu flous désormais. Je me souviens surtout qu’il s’agit d’une occasion unique de voir des œuvres fragiles et rarement montrées.

La scénographie était très agréable et soignée. Les petits cartels surtout sont bien utiles pour en apprendre plus sur les artistes que l’on a appréciés. Si je n’ai pas été emballée par toutes les œuvres montrées, j’ai fait quelques belles rencontres et, surtout, je me suis « délectée« .

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